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3 tendances de la fintech à surveiller en 2020 et au-delà
16/07/19
3 Minutes De Lecture
3 tendances de la fintech à surveiller en 2020 et au-delà

Le terme « fintech » désigne les nouveaux produits, services et entreprises qui utilisent les technologies émergentes pour initier un changement dans le secteur des services financiers. Certaines technologies financières simplifient la vie des clients en facilitant le paiement, l’épargne et le transfert d’argent. D’autres permettent aux entreprises d’être plus efficaces, sécurisées et conformes.

Certaines de ces entreprises représentent une opportunité d’investissement pour les investisseurs avisés.

Le secteur évolue rapidement au fur et à mesure que la technologie et la réglementation se développent. Alors que les entrepreneurs se hâtent de battre la concurrence, les investisseurs en capital-risque, les banques établies et les investisseurs privés ont tous parié sur les nouvelles fintechs. Nous mettons ici en lumière trois domaines de croissance à surveiller pour l’année à venir.

Une évaluation de la solvabilité grâce au big data

La fiabilité est difficile à mesurer. Et c’est exactement ce que l’évaluation de la solvabilité essaie de faire. Les créanciers se sont fiés à leur jugement depuis la nuit des temps, et aux données financières depuis le 19e siècle pour estimer la probabilité qu’un preneur de crédit rembourse son prêt.

Aujourd’hui, plusieurs entreprises utilisent l’intelligence artificielle, l’apprentissage machine et l’analytique big data pour essayer de rendre l’évaluation de la solvabilité plus précise. Fondée par Douglas Merrill, ancien CIO de Google, ZestFinance examine des milliers de « petits indices » tirés de l’historique en ligne d’une personne pour aider ses clients à prendre des décisions en matière de crédit. Cette entreprise affirme également pouvoir éliminer les partialités inhérentes au système d’évaluation de la solvabilité et améliorer le taux d’approbation de 15 % sans augmenter le nombre de défaillances.

Les contrats intelligents pourraient simplifier les transactions complexes

Beaucoup d’entre vous connaissent le blockchain comme la technologie à l’origine du Bitcoin, la célèbre devise de facto du dark web. Mais il va bien au-delà de la simple génération de cryptomonnaies.

La technologie du blockchain fournit une structure commune acceptée qui permet d’enregistrer tous types de transactions. Le partage de ce dossier entre de nombreux utilisateurs (qui doivent donc convenir des modifications apportées) forme la base de « contrats intelligents ».

Tout comme leur version classique, les contrats intelligents définissent les conditions relatives à une transaction et les appliquent. Imaginons un processus complexe dans le cadre duquel différents intervenants doivent passer par plusieurs étapes, comme l’achat d’une maison. Un contrat intelligent intègre chaque action au processus. Celles-ci ne peuvent être réalisées qu’une fois que chaque partie a confirmé que l’étape précédente a été finalisée. En théorie, cette méthode élimine le besoin de faire autoriser la transaction et régler les conflits par des intermédiaires (et le coût que cela engendre).

Bien que le blockchain soit encore récent dans ce domaine, des startups telles que BitRent, Blocksquare et CPROP sont déjà en train d’élaborer des services de propriété basés sur des contrats intelligents.

La fin des espèces ?

Le volume des transactions en espèces a considérablement baissé, car il est de plus en plus facile de payer les produits et les services par voie électronique. En Suède, les espèces n’ont représenté que 1 % de l’économie de 2016. Le gouvernement affirme que quatre paiements sur cinq sont électroniques, une statistique obtenue notamment grâce à Swish, une application développée par les grandes banques du pays.

D’autres modes de paiement mobiles comme Apple Pay et Android Pay sont utilisés aux quatre coins du globe. De nombreuses banques proposent désormais des cartes virtuelles (des cartes de crédit à utilisation limitée qui fonctionnent également avec une application mobile), ce qui permet aux entreprises de donner plus facilement un pouvoir d’achat à leurs salariés en déplacement.

L’adoption de modes de paiement mobiles est en hausse dans les pays en voie de développement, car des milliards de personnes n’y ont généralement pas accès aux services bancaires de base. Entre 2011 et 2018, le nombre global d’adultes disposant d’un compte bancaire est passé de 51 à 69 %. Aujourd’hui, 47 % des propriétaires de téléphone en Chine utilisent un portefeuille mobile.

Bien qu’il soit peu probable que nous assistions à la mort des espèces de notre vivant, les technologies de paiement électronique semblent être en bonne voie, car elles simplifient la vie des clients, des marchands et des banques.