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26/03/19
5 Minutes De Lecture
The Motley Fool
Les leçons à tirer de ma plus grosse erreur d'investissement

En 2007, lorsque je débutais dans l’investissement, l’un des conseils que j’entendais le plus souvent était d’« enlever une partie de ses gains de la table ». On affirmait effectivement que si un marché boursier grimpait considérablement, on devait vendre suffisamment d’actions pour couvrir son investissement initial afin de ne rien avoir à perdre.

J’ai appris depuis que cette notion de « n’avoir rien à perdre » n’existait pas dans le monde de l’investissement. Cet argent est toujours autant à moi. J’ai aussi compris qu’il y avait une grande différence entre investir et miser. J’investis avec plaisir, mais j’essaie de ne pas jouer avec mon avenir.

Ce conseil m'a coûté très cher. J'aimerais donc prendre le temps d’expliquer pourquoi j'ai investi dans Netflix (NASDAQ : NFLX), ce qui m'a poussé à vendre mes parts et pourquoi cette erreur a été monumentale.

Stranger Things 2 characters Will, Mike, Dustin, and Lucas with shocked expressions looking into the camera.

Source de l’image : Netflix.

Pourquoi Netflix ?

L’une des premières entreprises dans lesquelles j’ai investi était une entreprise dont j’étais un client et que je pensais bien connaître : Netflix, un fournisseur de DVD par correspondance. Cette entreprise avait récemment lancé son nouveau service «Watch Now», l’embryon de sa plateforme de streaming. À cette époque, je ne m’y connaissais pas assez en technologie pour l’utiliser.

Les raisons de mon investissement dans Netflix étaient simples, et les actionnaires de longue date s’y retrouveront peut-être. La légende veut que Reed Hastings, CEO de Netflix, ait eu l’envie de démarrer l’entreprise après avoir reçu une amende de retard de 35 € de la part de Blockbuster. J’avais, moi aussi, déjà reçu de la part d’une entreprise de location une facture pour retard plus chère que le prix du film que j’avais loué.

J’avais entendu parler de Netflix, et cette expérience m’a poussé à résilier mon abonnement au magasin de location de DVD et à m’inscrire à ce nouveau service. Simple et intuitif, il me donnait la possibilité de regarder les derniers films que j’avais manqués et de visionner à nouveau mes classiques.

Même en cas de problème, Netflix avait toujours la solution. J’ai reçu par exemple un disque rayé par courrier. Craignant le pire, j’ai appelé le service client de l’entreprise. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le représentant de Netflix m’a dit qu'il m’enverrait directement un autre DVD alors que je m’attendais à ce qu’il me facture le film!

La simplicité du service et mon expérience positive avec le service client de Netflix sont autant de raisons qui m’ont poussé à faire ce premier investissement.

Les détails

J’ai acheté des actions de Netflix pour la première fois à la fin du mois d’août 2007. J’en ai acquis 14 pour 220  €, soit 15 € la part. Fier actionnaire, j’ai étoffé cet investissement quelques mois plus tard pour atteindre un total de 24 parts de Netflix. Même face à la crise économique, l’entreprise continuait de prospérer. En mars 2009, mes parts initiales avaient gonflé de 138 %. Suivant le conseil que j’avais entendu si souvent, j’ai vendu 10 de ces 24 parts afin de couvrir tout mon investissement initial.

À l’époque, j’étais plutôt fier d’être un investisseur si avisé et d’avoir plus que doublé mon argent. J’étais loin de savoir que vendre trop tôt allait être l’une des erreurs d’investissement qui me coûterait le plus cher.

Mon erreur

Les bonnes raisons de vendre une part ne manquent pas. L’évolution ou le mauvais fondement de la thèse d’investissement, l’évolution de l’entreprise dans laquelle vous aviez investi, le départ des fondateurs ou des dirigeants de l’entreprise sont autant de signes qui montrent que le moment est peut-être venu de se défaire d’une action.

Mais les actions peuvent être vendues pour des raisons qui ne sont pas liées à l’entreprise. Si une action prospère et qu’elle commence à prendre tant de place dans votre portefeuille que cela vous empêche de fermer l’œil, il vaut mieux opter pour le minimalisme et avoir l’esprit tranquille. La vente d'une action peut également financer les grands moments de la vie : un acompte pour une maison, les frais de scolarité ou la retraite.

Les raisons de ma vente étaient tout autres. Elles étaient basées sur un conseil que l’on entendait souvent mais qui est tout à fait erroné. Une grave erreur. Netflix commençait tout juste à gagner en popularité. L’entreprise était une pionnière du streaming vidéo et a, jusqu’à aujourd'hui, complètement transformé le comportement des consommateurs ainsi que le monde des médias. En dix mots comme en cent, j’ai vendu trop vite.

À la fin du mois de mars 2009, j’ai vendu 10 parts à 36,68 €chacune. Actuellement, les parts de Netflix coûtent plus de 300 €. Pour empirer mon erreur, Netflix a commencé à fractionner ses actions à raison de 7 pour 1 en juillet 2015. Les 10 parts que j’ai vendues en 2009 auraient été multipliées par 7 et auraient aujourd'hui une valeur de plus de 20 000 €. J’ai donc manqué un gain de plus de 5 000 %.

 

NFLX Chart

Données NFLX par YCharts

Des conseils avisés

Ce que cette leçon a d’ironique, c’est que Warren Buffett, le CEO de Berkshire Hathaway et l’un des investisseurs les plus réputés à qui tout réussissait, avait souligné la raison de ma vente dans la lettre qu’il a adressée aux actionnaires de l’entreprise en 1988 :

Si l'on possède des parts d’entreprises exceptionnelles gérées de main de maître, notre période de détention pourrait être sans fin. Nous sommes complètement à l’opposé des actionnaires qui se dépêchent de vendre et d’engranger des bénéfices lorsque les entreprises se portent bien mais qui dépendent inconditionnellement de celles qui déçoivent. Peter Lynch compare savamment ce comportement au fait de cueillir des fleurs et d’arroser les mauvaises herbes.

Bien que Warren Buffet a plus tard précisé qu’il n’abandonnait pas pour autant la vente, il n’en reste que une vente trop précoce au nom du bénéfice (sans prendre en compte la réussite à long terme et le potentiel futur d’une entreprise) peut être l’une des erreurs les plus chères qu’un investisseur peut commettre. Danny Vena possède des parts de Netflix. The Motley Fool recommande et possède des parts de Netflix. The Motley Fool recommande Berkshire Hathaway (parts B). The Motley Fool a une politique de divulgation.    

Cet article a été rédigé par Danny Vena de The Motley Fool et a été mis sous licence par le réseau de publication de NewsCred. Veuillez adresser toutes vos questions sur la licence à legal@newscred.com.

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